Archives mars 2008

paroxysme de la violence

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Chaque pas me donne envie de frapper, de brûler, de déchirer. Chaque son me nourrit et décuple ma puissance. La lumière, à l'instar de Superman, finit de me permettre d'exister. Il me suffit d'un rien, pour que mon courroux se déverse, que mes laves s'écoulent en brûlant. Dès que j'ai choisi ma cible, je me contracte rassemblant mes forces, et attend quelques secondes. En l'espace d'un éclair, je me lève, je bondis, je m'étire, je m'écoule, j'envahis. Mon objectif est d'occuper la moindre parcelle de terrain, de ne laisser aucun espoir, de tout annihiler. Quand tout m'appartient, je me recontracte, je me retire, donnant une lueur d'espoir à ma cible. Elle croit pouvoir se remettre, mais tout cela n'est que tactique pour me nourrir. Et dès que ma cible semble se refaire des forces, je frappe de nouveau, plus violemment, plus intensément, plus douloureusement. J'aime cette sensation de domination totale, de pouvoir absolu sur ma victime. Elle est à moi, elle m'appartient, et rien ne pourra la sauver que mon bon vouloir. L'on pourrait envoyer la police que personne ne me trouverait. J'existe, je suis là et sévit et pourtant personne ne pourra jamais me capturer m'arrêter. Je m'exalte de voir le corps de ma victime se contracter, hurler, souffrir. Le répit laissé n'est que pour me laisser le temps de choisir un meilleur lieu de frappe. Elle revient doucement à elle, je me déplace doucement, je glisse sans un bruit, je me contracte. Je la vois essayer de se relever. elle me supplie de la laisser en paix, de l'achever, de la libérer de mon emprise. Je n'en ai que faire. J'ai enfin choisi un nouvel endroit, un nouveau lieu de souffrance et torture. Je commence par électrocuter, car cela est impoli de ne pas se présenter quand on arrive pour la première fois quelque part. J'intensifie mes décharges, tout en regardant ce corps, ce tas de viande se contracter de manière spasmodique, de manière épileptique. Je m'arrête. J'explose encore une fois. j'irradie. j'innonde. je consume tel une lampe incandescente pressé sur les chairs. ma victime hurle sans voix, pleure sans larme, puis fini par tomber inconsciente. Je crie victoire. Encore une fois, j'ai gagné. Je savoure ma victoire en regardant la chose de plus en plus informe qui se trouve sous mes yeux. Je suis satisfaite, je me délecte de se doux nectar, de cette douce jouissance que cette nouvelle victoire procure. J'ai toujours peur d'un jour en être blasée, mais il n'en est rien. J'attend qu'elle se réveille ... Je suis la migraine de Nathoo.

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