Cela faisait 4 ans que je n'avais pas vu Anna. Il y a 4 ans, elle m'avait vu obèse et malade. Quand j'ai retrouvé Anna, elle ne m'avait pas reconnu ; 60kg de perdu et un look moins sac à patate m'ont rendu méconnaissable ! Elle était venue en France pour passer quelques jours de vacances, et commençait à fatiguer de ne manger que des pâtes, pizza et autres sandwicheries. Je lui ai donc proposé de lui faire un repas. Nous avons passé l'après midi à discuter de tout et de rien, puis je l'ai accompagné sur un bout du chemin car elle devait rencontrer d'autres amis plus tard. Au menu : * Salade de carottes et choux aux sésames * Boulettes de poissons enroulées dans du choux chinois avec des demis tomates cocktail * Salade de riz, maïs accompagnée d'un panaché de champignons ( girolles, cèpes, shitakes, ... ) voici le résultat : ((/public/nathoo/repas/.repas_-_15_m.jpg|repas_-_15.jpg|C|repas_-_15.jpg, aoû 2008))
Archives juillet 2008
Doucement, je me vide. Doucement, une lente torpeur m'étreins, me caresse. La lumière se dilue dans l'espace, mon regard la poursuit. Je tressaute, je sursaute tel une convulsion rejouée au ralenti. L'Oeil m'observe. Je l'affronte. Je sais ce qu'Il attend de moi. La tempête est passée, il faut faire place net, j'encombre. Je me retire doucement, je me retire discrètement. Après avoir envahi, avoir conquis, avoir noyé, telle une crue, je me retire en mon lit. Dans un mouvement sans fin, je rejoins mon monde, mon onde. Je m'écoule pour remplir ma place délaissée. Une appaisante chaleur m'envahit. Pas suffisante pour m'emporter, me faire m'évaporer. Je transpire. Je réalise que je m'efface dans l'ombre, pourtant, cela ne me fait pas peur. L'Oeil est toujours là, je le vois las. J'ai un dernier élan de révolte, je me secoue, je me débat, je refuse ce sort, je refuse de me voir finir ainsi. La colère, la tempête monte en mon sein. Je me sens retrouver des forces. Je fixe l'Oeil et je le défie. Je sais qu'il ne peut rien contre moi. Alors je m'agite, je fulmine, je fais mine de vouloir le terrasser. Mais les faits sont là, je suis épuisée et j'ai besoin de Lui. Je m'affale, je m'éffondre, l'Oeil me regarde victorieux. Bien que je pouvais le détruire, j'ai l'intime conviction qu'Il a encore une fois gagné. J'hurle à son attention " tu n'as que cette victoire pour te satisfaire, moi, j'ai le souvenir de la lutte ". Son regard s'attendrit. Ma fronde fut une nouvelle fois vaine. Je suis là, affamée et sans limite et pourtant, je ne peux rien faire d'autre que rester tapis dans l'ombre. Je ne sais plus pourquoi encore une fois j'ai tempêté ... Je ne sais plus ou je suis ... Enfin je me disloque, je ne sais plus qui je suis ... Je ne sais plus ... ... et l'oubli m'emporte.
