Avec paf la crise, c'est joint à la fête hop la migraine. J'écris alors que je n'en ai pas envie. J'écris pour me vider, pour me libérer. Je pleure de douleurs, et prendre les antalgiques ne m'aident pas vraiment. C'est épuisant. J'ai besoin d'écrire et le mots ne viennent pas, seul cet écrasement venant de l'intérieur du crâne conjugué au martèlement sur ma tempe sont là. Ca me gonfle le rénutryl, ce midi, j'ai été en état de me faire un petit plat sympa. Ce soir ? je ne sais plus, en fait surement rien. M'occuper l'esprit, voila ce que je cherche, voila ce qui me nourrit. Je suis une sorte de puits sans fin de distraction pour essayer de ne plus y penser. chaque seconde passée où j'oublie cette douleur pour rire est une victoire pour moi. Bien maigre victoire, je l'admets. Mais une victoire quand même. Je hais l'intersaison, je préfère les climats constants ... et pas trop froid de préférence. Le toutou a retrouvé sa maîtresse ce soir. Je lui ai demandé de venir chercher les bestiaux ce soir plutôt que demain car je ne savais pas dans quel état je serais demain. Tout compte fait, ce fut une bonne idée. Parti comme c'est, demain, je risque de déguster. Je repense à hier, cet abruti dans la rue quand j'allais chez un de mes pokémons ( c'est plus mignon que dire thérapeute puisque d'une certaine manière je me la joue "''catch'en all''" ). je raconterai cela une prochaine fois ...
Archives octobre 2008
En ce moment, j'ai la garde d'un charmant toutou qui doit etre promené régulièrement tel que l'exige sa condition canine en milieu urbain. donc, je sors promener ce charmant toutou et, au bout de 3min, paf la crise ! C'était vers 20h45 ... je suis rentrée tant bien que mal avec ce martellement de la tempe droite et cette sensation que l'on m'arrache la paupière. Je me suis mise à poil et au lit. spasmes et douleurs étaient au rendez vous. je n'arrivais pas rester allongée. Je viens de me relever pour essayer de m'occuper l'esprit en attendant que cette sensation de liquide bouillant et visqueux s'écoulant dans mon oeil au paupières arrachées finisse par disparaitre. J'essaie de ne pas toucher mon visage. Chaque fois que je le touche, la douleur se décuple.j'ai l'impression d'avoir tout le coté droit de mes sinus noyé dans un bouchon de plâtre. J'ai du mal à coordonner mes bras. Mon nez est envahi d'odeurs qui n'existent pas. Ca ressemble fortement à ces crises où je n'ai comme seul traitement que ma patience et rien d'autre. Alors j'attends ... j'attends que cela passe ... j'attends que cela finisse ... Maintenant, j'ai envie de vomir, de tousser, de me taper pour donner une réalité à cette douleur. il est 21h52, ca fait déjà une bonne heure que cela a commencé et plus d'une demi heure que j'écris ce texte. je suis pas en état pour aller voir si mon oeil droit est rouge et sa paupière gonflée, par contre, j'ai du mal à les garder ouvertes. Je ne sais même pas si j'en ai marre ou si je suis lasse. ce n'est que la première salve et j'aimerai que cela soit la seule de l'épisode ... mais les salves se repetent sur un à trois jours ces derniers temps. Le peu que je viens d'écrire a été écrit en 10 minutes ; il est 22h02. Ce qui m'insupporte dans toutes ses sensations, c'est qu'au bout d'un moment, je ne sais même plus si j'ai mal ou pas, j'aimerais juste que cela s'arrête.
Mardi dernier, j'ai réalisé que j'avais oublié de considérer la souffrance psy par rapport aux implications dans ma vie. En fait, cela s'est produit en regardant le magazine de la santé sur les traumas crâniens. Je n'ai pas supporté 5 minutes d'une émission qui en temps normal est tout ce qu'il y a de plus regardable. J'ai décidé d'aller en parler à quelqu'un, un psy. Prise de rendez vous hier, consultation ce matin. C'est une femme charmante avec qui j'ai discuté de mes AVF, de l'accident qui en sont à l'origine et du fait que je n'ai jamais pris le temps de me considérer moi en tant qu'être face à cela. C'est bête non ? s'occuper de l'extérieur, s'occuper de son corps, faire au mieux pour que tout se passe bien ... et se rendre compte que l'on a jamais pris le temps d'écouter sa propre souffrance intérieur, celle qui n'a que des mots et des larmes pour s'exprimer. Enfin prendre ce temps, c'est à mon sens, un moyen de faire ce deuil et pour cela de tuer certains espoirs devenus chimères pour qu'ils puissent renaitre autrement, plus beaux, plus forts. Today is a good day to die.
Une amie m'a conseillé de trainer sur les chats de rencontre, pour discuter, socialiser, sympathiser. Elle m'a dit que cela l'avait aider à aller mieux quand elle ne se sentait pas bien. Grand bien m'en fasse ... dès que je dis que j'ai un handicap, bizarrement, il y a une panne d'ADSL de l'autre coté. Pour miner un moral en 3h de pannes ADSL à répétition, il n'y a pas mieux. Edit : une charmante personne a effectivement eu une réelle panne d'ADSL, elle m'a envoyée un petit mot pour s'en excuser :) cela n'explique la dizaine d'autre pannes sans suite.
je finis 3 semaines de bronchite/sinusite. Cela a commencé par des petites salves d'AVF où cela frappait ma tempe, mon oeil, ma joue. A cela s'est ajouté un fond de fièvre qui n'a pas encore baissé. Apres 3 jours de douleurs, j'ai eu six jours tranquille, puis de nouveau des douleurs. j'ai eu le droit a une seconde pause, et depuis vendredi c'est reparti avec une migraine en bonus. Le schéma de répétition me fait penser aux schéma que j'avais il y a 6 mois :( A coté de cela, pas trop de visite, pas trop de possibilité de discuter non plus, ce qui creuse l'isolement et la solitude. j'ai l'air d'un roc, je dois donner l'impression d'être une personne forte, d'une personne qui s'en sort, qui se bat ... En ce moment, j'ai l'impression que la réalité est tout autre. Est ce simplement une dépression saisonnière ? Je ne sais pas. Je constate que le médecin conseil de la sécu était attristée de me voir souffrir ainsi. Si la douleur ne suffisait pas, j'ai eu le droit à lire les inepties de ma mère et l'impolitesse de ma soeur. Je sais que cela ira mieux, je sens que cela n'est que passager. Mais malgré cela, cela m'érode un peu plus. Je suis un roc ... et même les rocs tombent d'érosion par les assauts permanents de la vie.
Pas trop envie de parler, je suis juste très fatiguée en ce moment. Je n'arrive pas vraiment à récuperer de la vague de crise qui a fini il y un peu plus de 10 jours. Je suis tellement fatiguée, que je ne les ai pas vraiment vu passer cette dizaine de jours, pas de fièvre, pas de symptômes bizarre, juste une très grosse fatigue. D'un autre coté, entre le changement de saison et l'épuisement obtenu avec les dernières vagues, je me demande comment j'arrive à faire quoi que ce soit. J'essaie de me faire des petits plats, mais rien de sympa pour le moment, essentiellement des choses simples parce que la fatigue règne en maitre. je sais il est minuit tentre. Je retourne de ce pas me coucher. bonne nuit.
