Mardi dernier, j’ai réalisé que j’avais oublié de considérer la souffrance psy par rapport aux implications dans ma vie. En fait, cela s’est produit en regardant le magazine de la santé sur les traumas crâniens. Je n’ai pas supporté 5 minutes d’une émission qui en temps normal est tout ce qu’il y a de plus regardable. J’ai décidé d’aller en parler à quelqu’un, un psy. Prise de rendez vous hier, consultation ce matin. C’est une femme charmante avec qui j’ai discuté de mes AVF, de l’accident qui en sont à l’origine et du fait que je n’ai jamais pris le temps de me considérer moi en tant qu’être face à cela. C’est bête non ? s’occuper de l’extérieur, s’occuper de son corps, faire au mieux pour que tout se passe bien … et se rendre compte que l’on a jamais pris le temps d’écouter sa propre souffrance intérieur, celle qui n’a que des mots et des larmes pour s’exprimer. Enfin prendre ce temps, c’est à mon sens, un moyen de faire ce deuil et pour cela de tuer certains espoirs devenus chimères pour qu’ils puissent renaitre autrement, plus beaux, plus forts. Today is a good day to die.