Archives février 2009

Caresses éternelles

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une douce chaleur empourpra mon visage. Je savais qu'elle me regardait et lui souri. Je senti son souffle chaud sur mes épaules dénudées. Elle me susurra des mots doux. Je gardais mes yeux clos. Elle m'avoua son désir, elle me déclara son amour. Dans un murmure, elle s'excusa de m'avoir réveillée, cela faisait déjà trois heures qu'elle m'écoutait respirer, me regardait dormir, s'enivrait de mon odeur. Elle aurait voulu me gouter, elle aurait voulu me toucher mais n'osait. En un soupir, je lui dis qu'elle était libre de se faire pardonner si elle y tenait. Sans un mot en retour, elle posa sa main sur ma joue, la descendit sur mes levres. Elle y fit tourner ses doigts. Puis d'un délicat mouvement du poignet, continua de me caresser du dos de sa main. Ma respiration se faisait plus lente, ma lèvre inférieure se mit à trembler. A ce signal, sa main se mit à descendre vers mon menton, puis de mon menton vers mon cou. Ô combien elle savait que cette zone fut dangeureuse, ô combien elle savait qu'il suffisait d'un geste pour m'emplir de terreur. Sa main se fit de plus en plus légère, de plus en plus lente. ses doigts se mirent à danser dans mon cou, j'étais pétrifiée oscillant sans cesse entre la terreur et le désir. Elle savait se jouer de mon corps, de mes souvenirs. Mes cicatrices devenaient l'espace d'une brève éternité des zones de plaisirs intenses. Mon souffle disparaissait pour ne laisser qu'une brise silencieuse. Puis sa main disparu de mon cou. j'étais ailleurs. j'étais à sa merci pour mon plus grand plaisir. Je la regardais. Sa main revint caressant mon épaule puis la danse reprit sur mon bras, et ainsi elle descendit. D'un doigt elle dessina une main juste à coté de la mienne puis embrassa cette main inexistante. tellement absorbée par l'instant, j'en ressenti ce doux baiser. Enfin, elle posa un baiser dans ma main. Après avoir retiré ses lèvres, après m'avoir regardé dans les yeux, elle ferma ma main et la déposa sur mon coeur. j'étais là, pantelante, offerte à son bon vouloir, à la merci de son désir. Quand l'instant suspendu s'estompa j'hurlais en cri silencieux mon amour pour elle. elle posa sa main sur le haut de ma poitrine et commença à dessiner une spirale. Et la spirale devint des huits, et les huits des fleurs. Advint ce qu'il devait, mes mamelons furent atteint. Je fus renversée, transie de frissons, submergée par la déferlante de sensation. ses mains devinrent des doigts qui finir de réveiller mon corps endormi. Sournoisement, ses ongles remplacèrent ses doigts, me griffant, me marquant la poitrine, malmenant mes seins. J'étais ailleurs, je vivais cela de manière lointaine, j'essayais juste de ne pas me noyer dans ce torrent de plaisir qui m'emportaient dans d'inconnues contrées. Soudain, un âpre soupir s'extirpa de moi quand pour me faire revenir à elle, elle me pinça ces extrémités qui avaient été jusque là à l'abandon. Comme pour me faire oublier cet instant, ses levres puis sa langue remplacèrent ses griffes. Ma main était sur son dos, essayant maladroitement de la caresser. puis ses levres descendirent. Sa langue s'attarda sur mon nombril, tel un prélude aux délicieux supplices. Ses mains s'aventuraient sur mes cuisses. Elle releva doucement la tête, me regarda, me sourit. j'étais là, je ne savais que faire, que dire. je fermai mes yeux et mon corps se relâcha. j'ai senti ses cheveux glisser glisser sur mon abdomen. Elle m'embrassa les cuisses, puis les mordit légèrement. je commençais à haleter. Ses lèvres se posèrent sur mon intimité pour y déposer un baiser. Un second suivit. Un troisième lui enchainait le pas. Je m'ouvrais à elle, elle qui avait la clé. ses baisers devinrent caresses puis succions. Tout prenait sens, je disparaissais. Doucement, elle se redressa. Ses doigts continuèrent la conquête entamée tandis qu'elle remontait vers moi. nos bouches se rejoignirent quand le plaisir souffla en moi. Le souffle n'était que l'annonciateur de l'explosion qui suivit. Et la déflagration fut remplacé par un calme aussi éphémère qu'immarcescible tel cet instant suspendu l'on se retrouve prisonnière dans l'oeil du cyclone. L'intensité était maximale. Puis elle me susurra que c'était pour me remercier du rêve qu'elle venait de quitter. D'un coup, je reparti dans la tempête. Je me noyais dans mon propre plaisir. Je perdis conscience. Puis, je me redressai dans un effort d'inspiration rauque. J'étais en sueur. Elle était là, assoupie, un sourire sur le visage. Je la regardais tendrement, amoureusement. Son visage s'empourpra. Je lui murmure mon amour à l'oreille. Je ne sais si c'est son rêve ou le mien. Je ne sais si tout cela est réel. mais à quoi bon se le demander, je préfère la remercier pour l'éternité.
{{La Saint-Valentin, il ne sait pas ce que c'est. Il fera probablement un bon jour, vendra beaucoup de ses roses sans odeur. "Ces fleurs, je les hais." Razzak n'y voit que des épines.}} [l'article sur rue89|http://www.rue89.com/2009/02/14/razzak-vendeur-de-roses-dans-la-rue-ces-fleurs-je-les-hais|fr]

le regard d'autrui

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Ayant besoin de me ravitailler un peu comme toute personne normale, je me dirige vers une superette non loin de chez moi. Clopin Clopant avec ma canne, j'ai rempli mon panier avec quelques menus aliments me permettant d'esperer me voir depasser l'espérance de vie moyenne en ce monde. je vais à la caisse prioritaire pour personne handicapée ( quand bien même je sois prioritaire à toutes les caisse :P ). Là, une personne me passe devant avec un caddy plein et un regard "je suis plus rapide que toi ! na ! ". J'interpelle la personne d'un "Excusez moi", personne qui me dit de suite " je suis avant vous " comme si je pouvais douter un seul instant du fait de sa présence dans cette file d'attente. Moi, avec un grand sourire, je lui réponds "ne vous inquietez pas, j'ai une carte prioritaire". elle me répond grimaçant : "il faut bien que vous profitiez des avantages en faisant le grimace". et moi, lui retorque du tac au tac : "oh ! mais je vous la donne si vous voulez, les inconvenients avec ! ". Et cette personne de finir "heu ... non merci ... ca ira". Dans notre "belle société" qui prone l'individualisme, la compétition, les classements et étiquetages de tout et n'importe quoi, cette attitude de revendiquer "sa" place, "sa" position, "son" espace, "ses" droits, est commune, normale, banale, évidente. Mais notre "belle société" oublie que en certaines circonstances, de part les étiquettes imposées, il y en a certaines où il faille se taire et simplement respecter l'autre car c'est ainsi que l'on expose sa place. Il est des moments où revendiquer "sa" place, passe nécessairement par le fait de se mettre en retrait, de s'effacer un peu, de se retirer. "On", ces deux tiers d'un con, se doit aussi de savoir où "sa" position est parmi les autres. Et si une personne présentant un handicap arrive à une caisse handicapée, au lieu d'argumenter, il est préférable de se taire et de se reculer. Ainsi, plutôt que de voir encore un "avantage social acquis", voir que cette carte n'est là que pour permettre à la dite personne de moins souffrir de son état tout en menant un semblant de vie normale. Ainsi toutes arguties, dès la révélation de la carte ne peut que devenir mépris, humiliations et insultes que cela soit explicite dans le propos et l'attitude ou plus insidieux par une tentative de sauver sa propre face grâce à des pirouettes déplacées.

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