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Mercredi, migraine & préparation pour l’examen du lendemain. Jeudi, examen sous anesthésie générale ; RAS – tout va bien. Jeudi migraines & AVF en salle de réveil. Vendredi, migraines. Samedi, migraines. Dimanche, migraines.

Il semblerait que cette nuit, s’est calmée cette satanée migraine à l’arrière-goût d’AVF. Si ma douleur sur le visage est toujours persistante, la douleur sourde dans la tête a disparu. Je me suis réveillée avec un sourire niais, une envie de câlins que ma minoutte, mon toutou et ma couette eurent leur dose avec un regard suspect sur leur visage ( surtout la couette d’ailleurs sur ce point ) laissant transparaitre leur perplexité compte tenu de mon humeur plus qu’exécrable de ces derniers jours. Je ris pour un rien, des frissons de plaisirs quasi-orgasmiques, et une envie de crier à tout le monde que la vie est belle : je suis en post crise. Je trouve fondamentalement injuste de souvent ne pouvoir déterminer l’intensité de la douleur qu’après l’avoir vécue. En fait, non, ce qui est injuste c’est de se faire vriller la tête en finissant ce billet parce qu’un voisin a décidé de jouer de la perceuse. tout compte fait, Life sucks ! :)

Pour ne pas changer de d’habitude, une raideur monte le long du nez et du coup. Doucement, un martellement s’installe au niveau de ma tempe droite. Le pourtour de mon oeil droit commence à sentir des griffes s’installer et tirer. Mais … Le réel annonciateur reste le profond état de désespoir et l’envie d’en finir qui m’habite quelques minutes avant. Un ras le bol profond pris dans un gouffre de solitude. J’ai appris à reconnaitre ces pseudo-états dépressifs par leurs vitesse d’installation et leurs promptitude à disparaitre aussi vite qu’ils sont arrivés. J’ai envie d’une crise brutale, violente qui me fasse hurler. J’espère une bilatérale, celle qui ne me laisse aucun espace pour se réfugier en moi. Juste envie d’avoir une raison de sourire après, de me dire que j’ai réussi à surmonter encore une fois cette horreur. Ce que l’on ne dit pas, ou plus exactement à demi mot, c’est le putain de trip après les douleurs. Plus la douleur vous envahi, plus la douleur vous absorbe, plus après l’épisode, le monde est beau, et la vie un plaisir. Je suis accro à l’état de post crise. Bonsoir, je m’appelle Nathoo, j’ai 33 ans, et je suis accro … et ce soir, j’ai envie de succomber.

Ce soir à 23h19, j’ai reçu un mail disant en substance {{bonsoir, quel est ton numéro de fixe ? merci ! ta tante}} Je lui envoie la dite information à 23h27 puis, prise d’un doute, j’appelle immédiatement. Il y a 13 ans, j’enterrais mon père. Il y a 3,5 ans, j’enterrais ma petite soeur. Cela fait 3 ans que je suis handicapée et que je bouffe des morphinoïdes très très régulièrement. Aujourd’hui, ma grand-mère est à l’hopital et a subi une intervention chirurgicale où le diagnostic vital est engagé même si elle avait été dans des conditions idéales. Donc à 23h30, quand ma tante en charge des bilans médicaux me demande mon numéro de fixe par mail, ce n’est pas pour taper la causette. C’est à priori pour faire des économies sur ce qui pourrait etre un appel coûteux, et la seule hypothèse plausible pour moi fut “”il y a un problème sérieux mais pas suffisament pour me réveiller mais néanmoins sérieux””. Donc ma tante décroche * c’est à cette heure que tu appelles ? * tu viens de m’envoyer un mail pour me demander mon numero de fixe, il me semblait … * mais tu as vu l’heure ? * heu … ho ! pardon ! j’avais oublié papy ! Ou plutôt, je ne pensais pas que l’on puisse m’écrire un mail aussi sibyllin à 23h19 sans qu’il n’y ait un caractère d’urgence compte tenu des circonstances. L’on voit bien la différence entre une tante qui n’a jamais enterré une personne de son cercle familial direct ( époux/parents/enfants/soeurs ) et une personne qui a une certaine expertise en la matière. Donc, c’était pour m’engueuler parce qu’elle a lu de la correspondance destinée à ma grand-mère et qu’elle a mésinterprété mon propos et négligé toute application du principe de simplicité, du principe de cohérence & co … tout le mail était parfait sauf un paragraphe au milieu où pour elle, je me comportais comme la dernière des ordures. Petit détail, ce soir à 21h, j’ai pris mon premier lot d’analgésique, puis vers 22h30, mon deuxième lot à savoir morphine … le petit détail est encombrant puisque j’ai une bonne migraine. Donc, j’ai essayé de rassurer. Elle, voulait me rappeler demain car elle n’avait pas le temps. à 23h37 entamée je lui ai demandé 1min de parole continue ( jusqu’au passage à 39 ) pour qu’elle comprenne mon propos. Elle n’a rien compris et est persuadé que j’ai pris plusieurs minutes … sauf qu’effectivement à 39 nous nous sommes dit au revoir. Et j’ai posée mes oreillettes, l’heure passait à 23h40. Douleurs, migraines et énervements ne font pas bon ménage. J’essaie de me reposer. Rien à faire, agitation, battements violents dans ma tête: le classique, rien d’original. Un profond sentiment d’injustice m’habite puisque je suis ignorée ( et mon handicap avec ) par ma propre famille et cette tante me fait un procès d’intention pour un paragraphe. Puis à minuit passé, je me remets sur mon ordi. Et je découvre un mail tout frais me donnant le point santé à 18h : {{Toujours sous sonde gastrique. arret de la morphine, car le chir pense que ce n’est pas indiquée}} suivi de ce qui semble etre une opinion de la rédactrice {{sans doute par rapport au fait que la morphine constipe}} . Et là, la vérité m’est apparue : c’est la première fois que cette tante est confrontée à la mort imminente dans son cercle familial direct. Je peux entendre que l’ensemble de ma famille n’est rien à faire sur le fait que sur les 3 dernière années, je dois cumuler largement plus de 1 an de défonce à la morphine et plusieurs séjours à l’hopital, mais fondamentalement, je trouve cela injuste comme attitude. Mais les sentiments que j’éprouvais se sont évanouis à la lecture de l’opinion de la rédactrice. ma grand mère est sous sonde gastrique, cela signifie qu’elle a une alimentation composée uniquement d’aliments liquide ne produisant aucun résidu donc aucune matière fécale. Donc comment la morphine peut elle constiper une personne qui a les intestins vides ? C’est ignorer un détail essentiel : la morphine est un dépresseur cardiaque et respiratoire. Donc le choix de retirer la pompe à morphine est un choix logique quand le rythme cardiaque, la tension et l’oxygénation du corps est en baisse. En gros, quand la morphine tue plus qu’elle n’apaise. J’éprouve de la compassion pour cette tante, et je ne sais comment lui dire que la seule chose qu’elle puisse faire de cohérent serait d’aller faire un gros calin à sa mère, lui dire qu’elle l’aime, lui dire qu’elle lui pardonne et enfin lui demander pardon. En gros, faire ses adieux. J’espère me tromper … j’espère que ce n’est que ma propre douleur qui me fait projeter un diagnostic aussi funeste … mais j’ai du mal à y croire. EDIT vendredi soir : il semblerait que l’on ait retiré la sonde gastrique aujourd’hui et qu’elle arrive à parler un peu. Pour ce qui est de la constipation, je reste avec un tres gros doute.

dans un élan de cruchitude profonde, quand j’ai fait la mise à jour de DotClear, les images ne s’affichaient plus … Je viens de me décider à chercher pourquoi. Et le pourquoi est simple puisqu’en 30s j’ai trouvé la raison : j’ai fait la mise à jour du dossier DotClear en déplacant son contenu … les images avec :) 100% blonde inside.