rêverie urbaine
Par nathoo le samedi, août 9 2008, 19:58 - texte - Lien permanent
Je marche dans la rue. Les passants passent, les promeneurs se promènent, et je suis d'un rythme soutenu le chemin de mes pensées. Mon pas me mène sur une grande artère. Il y a foule. Je m'avance doucement. La foule me happe, m'absorbe. Je me sens fondre en elle, descendre en elle, disparaître en son intérieur. Un doux sentiment de solitude m'emplit progressivement.
J'y suis ! j'ai enfin l'isolement désiré. Je me laisse porter par le flot. Le temps ralenti. La foule devient plus dense, plus présente. Les distances s'amenuisent. Le flux devient caresse. D'abord, effleurement hésitant. Je ne veux pas résister, je peux pas résister. Ma respiration s'accélère. l'effleurement devient effeuillement. Par la pression, mes vêtements deviennent imperceptibles. D'abord mes bras, puis mon dos. Ma respiration s'arrête l'espace d'un instant, la naissance du cou est mise à nue. une alarme retentis au loin, je n'en ai que faire.
Ces caresses reprennent. elles dessinent des cercles sur ma nuque, sur mes épaules et descendent doucement à la naissance de ma poitrine. Un sursaut les arrêtent. Je reste suspendue, haletante, suppliant que tout reprenne. Les caresses repartent du bas du dos, remontent puis redescendent. Mon visage s'empourpre, une chaleur envahit mon ventre. Pas là, pas maintenant.
Mes jambes découvrent l'assaut de ses désirs. Je tressaute. Encore cette alarme. Mes jambes se resserrent. chacune de ces avancées laissent un bouillonnement béant d'envies et plaisirs. Je ne suis plus que soupirs et voluptés. Mon désir est à son comble. son ardeur se fait pressante.
N'en pouvant plus, je me laisse envahir, je le laisse me posséder. Nos corps deviennent moite, nos odeurs deviennent acre. je gémis au rythme des mouvements. Toujours cette alarme. La prochaine fois, je m'énerve. La danse de nos corps reprend. Les saccades de nos plaisirs se mêlent. Je jouis d'un profond souffle. Mes jambes sont en coton. Mon coeur bât comme un diable. L'alarme retenti.
Je m'active, je m'entend dire "excusez moi, je descend ici". Arrivée sur le quai du métro, je me retourne et fais un dernier signe à mon amant d'un trajet.