Nathoo's blog

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jeudi, août 21 2008

la naissance d'une étoile

Aujourd'hui, j'ai eu le droit à un réveil en sursaut. DRRRIIIINNNNGGGG!!!! fait mon interphone. J'ouvre un oeil. un second DRRRIIIINNNNGGGG!!!! me tire de mon agréable torpeur en me collant un coeur qui bat au rythme d'un morceau de techno hardcore TPTPTPTPTPTPTPT hurle-t-il dans ma cage thoracique. J'arrive à l'interphone.

Allo, oui, bonjour ? dis je d'une voix d'outre tombe. Bonjour Madame, c'est <un transporteur qui vous tire du lit à 8h du mat sans soucis>. J'ai un pli à vous remettre. D'un élan n'ayant d'égale que moi-même, je réponds je vous ouvre, mais laissez moi une minute que je trouve une tenue décente.

En un battement d'ailes de papillon, je me retrouve avec un attirail sur le dos à la place de ma charmante tenue de nuit. J'ouvre enfin la porte. Un homme en livrée me tend le pli en me disant Bonjour Madame, c'est pour vous. D'une constance inébranlable, je lui rétorque Bonjour. je signe ou ?. Après avoir honoré les formalités d'usages, je remercie le courier, et prend congés d'une fermeture de porte en bougonnant en substance cékil'crétin kim'kol un pli livré à une heure aussi mâtinale ?. Pour ceux et celles qui ne le savent peut-être pas, parmi les choses à ne pas faire dans une vie :

  • ne jamais croiser les effluves, c'est mal
  • ne jamais me réveiller en sursaut, c'est pire

Je m'assied devant ma table, et pose le pli sur cette dernière. mécékoidonc ? me demandè je dans un bruyant fort intérieur. D'un mouvement de poignet alerte, je tire la languette prévue à cet effet, et ouvre ce pli toujours posé sur ma table. Je me penche pour regarder en son sein.

Mais que vois je ? un oiseau ? non. un avion ? non ? superman ? non plus, c'est un pli pas le ciel. Un mogwaï ? alors le mogwaï s'offre dans une boîte à chaussures le soir de noël sinon ce n'est pas drôle. Je vois une boite noire et blanche que j'extrais délicatement de son conteneur. J'y trouve un CDrom, une plaque et des cartes postale. Des coordonnées sont indiquées sur la plaque. Je ne comprends pas.

Aussi perplexe qu'un corn flakes, je regarde si par hasard, de mes yeux agars, je n'ai pas raté un détail en ses éventrées entrailles.

Je repère une carte du ciel avec indiqué "constallation de pégase". Seya ! heu ... non ca y est ! les coordonnées sont celles d'une étoile. Mon nom figure en marge de la carte. Je reste quelque dubitative sur le sens de l'ensemble. Derrière la carte se trouve une pochette plastifiée. Je commence à la lire.

Blablabla ... blabla ... bla ... blablablabla ... bla et bla ... bon d'accord, je continue et je lis en substance ( attention je traduis du grand-breton corporate ) alors ma poulette si tu ne captes toujours pas, l'étoile machin bidule de la constellation de pégase portera dorénavant ton nom. En prime tu as le droit à une carte de du ciel de la zone ou se trouvait cette étoile le jour de ta naissance, nan parce que l'on est pas vache, on te montre l'étoile sous laquelle tu es née et qui porte maintenant ton nom. cétipabolavi ?

Ben voila, alors que quelques instants auparavant, j'étais d'humeur à détruire l'univers d'un simple cri, je me retrouve affublée d'un sourire idiot, d'une joie contagieuse, d'un bonheur intense ... je sais qui est le coupable, l'odieux responsable de cette bonne humeur et cette joie qui m'habite. Je l'appelle pour le remercier et lui laisse plusieurs messages sur son répondeur pour lui dire que c'était franchement un super cadeau !

Mesdames, vous qui regrettez que votre homme n'essaie même pas de vous offrir la lunes, il se trouve que j'en ai rencontré un qui a fait quelques kilomètres de plus pour m'offrir une étoile :P

samedi, août 9 2008

rêverie urbaine

Je marche dans la rue. Les passants passent, les promeneurs se promènent, et je suis d'un rythme soutenu le chemin de mes pensées. Mon pas me mène sur une grande artère. Il y a foule. Je m'avance doucement. La foule me happe, m'absorbe. Je me sens fondre en elle, descendre en elle, disparaître en son intérieur. Un doux sentiment de solitude m'emplit progressivement.

J'y suis ! j'ai enfin l'isolement désiré. Je me laisse porter par le flot. Le temps ralenti. La foule devient plus dense, plus présente. Les distances s'amenuisent. Le flux devient caresse. D'abord, effleurement hésitant. Je ne veux pas résister, je peux pas résister. Ma respiration s'accélère. l'effleurement devient effeuillement. Par la pression, mes vêtements deviennent imperceptibles. D'abord mes bras, puis mon dos. Ma respiration s'arrête l'espace d'un instant, la naissance du cou est mise à nue. une alarme retentis au loin, je n'en ai que faire.

Ces caresses reprennent. elles dessinent des cercles sur ma nuque, sur mes épaules et descendent doucement à la naissance de ma poitrine. Un sursaut les arrêtent. Je reste suspendue, haletante, suppliant que tout reprenne. Les caresses repartent du bas du dos, remontent puis redescendent. Mon visage s'empourpre, une chaleur envahit mon ventre. Pas là, pas maintenant.

Mes jambes découvrent l'assaut de ses désirs. Je tressaute. Encore cette alarme. Mes jambes se resserrent. chacune de ces avancées laissent un bouillonnement béant d'envies et plaisirs. Je ne suis plus que soupirs et voluptés. Mon désir est à son comble. son ardeur se fait pressante.

N'en pouvant plus, je me laisse envahir, je le laisse me posséder. Nos corps deviennent moite, nos odeurs deviennent acre. je gémis au rythme des mouvements. Toujours cette alarme. La prochaine fois, je m'énerve. La danse de nos corps reprend. Les saccades de nos plaisirs se mêlent. Je jouis d'un profond souffle. Mes jambes sont en coton. Mon coeur bât comme un diable. L'alarme retenti.

Je m'active, je m'entend dire "excusez moi, je descend ici". Arrivée sur le quai du métro, je me retourne et fais un dernier signe à mon amant d'un trajet.