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vendredi, mai 22 2009

point sur ma santé

les problèmes de mictions et de constipations sont presque réglés ... cela n'avait aucun rapport avec la constipation mais est lié à un problème musculaire.

Coté IRM, tout va bien. Coté électroencéphalogramme, ce n'est pas la joie puisque j'ai un tracé complétement erratique.

Je vais mieux petit à petit mais le "bruit de fond" douloureux dans la tête a augmenté. J'ai fait quelques crises assez vilaines.

Au final, je suis épuisée.

dimanche, mai 10 2009

point sur ma santé

depuis mardi, j'ai du retourner jeudi à l'hopital où l'on m'a refait un scanner cérébral et cervical et différents examens. Rien de visible au scanner et les examens neurologiques sont bons. On a trouvé une entorse cervicale.

Samedi, n'allant pas mieux et ayant toujours des difficultés pour uriner, j'ai rappeler SOS Médecin pour savoir quoi faire. Le médecin pense que le problème de miction est lié à de la constipation.

J'ai mal toujours mal à la tête et au cou. Cette nuit, j'ai eu des spasmes par vague au point que cela devenait angoissant. Je ne dors toujours quasiment pas ou plus exactement, je m'endors pour me réveiller en sursaut peu de temps après en état de panique avec des vagues souvenirs d'un rêve violent. Par moment, j'ai du mal à manger et à boire. Je suis toujours constipée et j'ai toujours des problèmes de mictions.

En gros, c'est la fête !

( je passerai sous silence le silence assourdissant de ma famille bien pensante qui s'inquiète pour les autres )

dimanche, mai 3 2009

ces derniers jours ...

Mercredi, migraine & préparation pour l'examen du lendemain.

Jeudi, examen sous anesthésie générale ; RAS - tout va bien. Jeudi migraines & AVF en salle de réveil.

Vendredi, migraines.

Samedi, migraines.

Dimanche, migraines.

vendredi, avril 24 2009

tourne, la roue. tourne

Ce soir à 23h19, j'ai reçu un mail disant en substance bonsoir, quel est ton numéro de fixe ? merci ! ta tante Je lui envoie la dite information à 23h27 puis, prise d'un doute, j'appelle immédiatement.

Il y a 13 ans, j'enterrais mon père. Il y a 3,5 ans, j'enterrais ma petite soeur. Cela fait 3 ans que je suis handicapée et que je bouffe des morphinoïdes très très régulièrement. Aujourd'hui, ma grand-mère est à l'hopital et a subi une intervention chirurgicale où le diagnostic vital est engagé même si elle avait été dans des conditions idéales.

Donc à 23h30, quand ma tante en charge des bilans médicaux me demande mon numéro de fixe par mail, ce n'est pas pour taper la causette. C'est à priori pour faire des économies sur ce qui pourrait etre un appel coûteux, et la seule hypothèse plausible pour moi fut "il y a un problème sérieux mais pas suffisament pour me réveiller mais néanmoins sérieux".

Donc ma tante décroche

  • c'est à cette heure que tu appelles ?
  • tu viens de m'envoyer un mail pour me demander mon numero de fixe, il me semblait ...
  • mais tu as vu l'heure ?
  • heu ... ho ! pardon ! j'avais oublié papy !

Ou plutôt, je ne pensais pas que l'on puisse m'écrire un mail aussi sibyllin à 23h19 sans qu'il n'y ait un caractère d'urgence compte tenu des circonstances. L'on voit bien la différence entre une tante qui n'a jamais enterré une personne de son cercle familial direct ( époux/parents/enfants/soeurs ) et une personne qui a une certaine expertise en la matière.

Donc, c'était pour m'engueuler parce qu'elle a lu de la correspondance destinée à ma grand-mère et qu'elle a mésinterprété mon propos et négligé toute application du principe de simplicité, du principe de cohérence & co ... tout le mail était parfait sauf un paragraphe au milieu où pour elle, je me comportais comme la dernière des ordures.

Petit détail, ce soir à 21h, j'ai pris mon premier lot d'analgésique, puis vers 22h30, mon deuxième lot à savoir morphine ... le petit détail est encombrant puisque j'ai une bonne migraine. Donc, j'ai essayé de rassurer. Elle, voulait me rappeler demain car elle n'avait pas le temps. à 23h37 entamée je lui ai demandé 1min de parole continue ( jusqu'au passage à 39 ) pour qu'elle comprenne mon propos. Elle n'a rien compris et est persuadé que j'ai pris plusieurs minutes ... sauf qu'effectivement à 39 nous nous sommes dit au revoir. Et j'ai posée mes oreillettes, l'heure passait à 23h40.

Douleurs, migraines et énervements ne font pas bon ménage. J'essaie de me reposer. Rien à faire, agitation, battements violents dans ma tête: le classique, rien d'original. Un profond sentiment d'injustice m'habite puisque je suis ignorée ( et mon handicap avec ) par ma propre famille et cette tante me fait un procès d'intention pour un paragraphe.

Puis à minuit passé, je me remets sur mon ordi. Et je découvre un mail tout frais me donnant le point santé à 18h : Toujours sous sonde gastrique. arret de la morphine, car le chir pense que ce n'est pas indiquée suivi de ce qui semble etre une opinion de la rédactrice sans doute par rapport au fait que la morphine constipe .

Et là, la vérité m'est apparue : c'est la première fois que cette tante est confrontée à la mort imminente dans son cercle familial direct. Je peux entendre que l'ensemble de ma famille n'est rien à faire sur le fait que sur les 3 dernière années, je dois cumuler largement plus de 1 an de défonce à la morphine et plusieurs séjours à l'hopital, mais fondamentalement, je trouve cela injuste comme attitude.

Mais les sentiments que j'éprouvais se sont évanouis à la lecture de l'opinion de la rédactrice.

ma grand mère est sous sonde gastrique, cela signifie qu'elle a une alimentation composée uniquement d'aliments liquide ne produisant aucun résidu donc aucune matière fécale. Donc comment la morphine peut elle constiper une personne qui a les intestins vides ? C'est ignorer un détail essentiel : la morphine est un dépresseur cardiaque et respiratoire. Donc le choix de retirer la pompe à morphine est un choix logique quand le rythme cardiaque, la tension et l'oxygénation du corps est en baisse. En gros, quand la morphine tue plus qu'elle n'apaise.

J'éprouve de la compassion pour cette tante, et je ne sais comment lui dire que la seule chose qu'elle puisse faire de cohérent serait d'aller faire un gros calin à sa mère, lui dire qu'elle l'aime, lui dire qu'elle lui pardonne et enfin lui demander pardon. En gros, faire ses adieux.

J'espère me tromper ... j'espère que ce n'est que ma propre douleur qui me fait projeter un diagnostic aussi funeste ... mais j'ai du mal à y croire.

EDIT vendredi soir : il semblerait que l'on ait retiré la sonde gastrique aujourd'hui et qu'elle arrive à parler un peu. Pour ce qui est de la constipation, je reste avec un tres gros doute.

mardi, avril 21 2009

Petit v.ol entre amis - Acte 5

Chaque jour, qui passe me ronge un peu plus. Je ne leur parle plus ni à Elle ni à son conjoint et ami à qui je ne sais comment dire le choses.

L'on sonne à mon téléphone. C'est mon amie. Elle ne se souvient de notre conversation de la veille au soir mais se souvient que nous avons discuté. Ce fut une conversation étrange. J'essaie de minimiser la teneur de la discussion. Sa mémoire revient, elle m'accuse de mentir. J'essaie de la rassurer, elle ne comprend pas mon attitude. Elle ne comprend pas pourquoi j'ai délibérément feint ne pas me souvenir de ce qu'elle avait parlé dans son demi-sommeil et sous l'emprise de somnifère. Elle me le reproche.

L'on sonne à ma porte. Mon amie est là. Nous nous retrouvons. J'arrive enfin à toucher son corps. Nous nous aimons. Je m'effondre doucement mais sûrement. Au bout d'un moment, je me sens capable de livrer, de me délivrer de ce poids.

Oh ! terrible erreur que de croire que l'on peut parler de cela sans un encadrement adéquat ! Mon amie est hors d'elle même. Elle m'accuse de l'avoir voulue, de l'avoir désirée. Elle me reproche ma lâcheté de ne pouvoir assumer mes choix. Elle me condamne pour mes mensonges, mes duperies, ma trahison.

Elle pose un ultimatum : si tu veux que je reste, alors, raconte à celui que tu considère comme ton ami ce qu'il s'est passé. Je lui explique que c'est condamné cette amitié, que c'est me donner un choix impossible. Elle insiste. Je cède. Nous sommes déjà le matin. Je prend mon téléphone et j'appelle mon ami. Il décroche, je lui parle. Il encaisse la nouvelle tant bien que mal et me dit qu'il me rappellera.

Des mois se sont écoulées. Plusieurs années se sont passée depuis ces évènements. Mon ami ne m'a jamais rappelé, n'a jamais répondu à mes mails. Mon amie m'a quittée plusieurs mois après cet évènement m'accusant de tous ses maux.

Et je reste hantée par mes souvenirs et mes plaies.

Petit v.ol entre amis - Acte 4

L'on sonne à mon téléphone. C'est Elle. Elle souhaite que nous nous revoyons. Je ne veux pas. Je refuse. J'invente une excuse.

L'on sonne à mon téléphone. C'est Elle. Elle souhaite que nous nous revoyons. Je ne veux pas. Je refuse. J'invente une excuse.

L'on me réveille par mon radio reveil. Nicolas Demorand interview une femme. Il s'agit d'un anti-manuel. Je somnole encore, je ne comprends rien de ce qui se dit. Ce que je sais, c'est qu'il faut absolument que je me procure deux exemplaires de cet ouvrage.

L'on sonne à mon téléphone. C'est Elle. Elle souhaite que nous nous revoyons. Je ne veux pas. Je refuse. Elle insiste est déjà près de chez moi. J'appelle mon amie. Je la supplie de me rejoindre, je la supplie d'être à coté de moi. J'ai besoin elle. Elle arrive, mon amie aussi. Nous allons dans un café discuter. Je remets un exemplaire de l'anti-manuel à mon amie avec comme seule explication " j'en ai entendu parlé ce matin, il me semble très bien ". Je ne sais même pas pourquoi je fais cela. Je ne le comprendrai que plus tard.

Tant que Elle reste, je m'arrange à rester avec mon amie dans ce café. Au bout d'un moment, il se fait tard. Je propose à mon amie de passer à la maison car je devais voir quelque chose avec elle. Elle ne comprend pas. J'insiste. Elle nous quitte. Je fuis avec mon amie chez moi.

La semaine se passe. Elle semble avoir compris que je ne souhaite pas revivre ce qui s'est passée. Mais qu'a t elle réellement compris de ce qui s'est passée ?

Elle rentre chez Elle dans sa famille, dans son foyer. Je souhaite au plus profond de moi qu'elle puisse souffrir ce que j'endure. Je la maudis, Je la hais. Chaque jour qui passe, j'essaie de me laver un peu mieux de cette souillure. Je sais que je ne dois rester avec ce secret qui me ronge ... mais je n'ai pas la force de m'exprimer.

dimanche, avril 19 2009

Petit v.ol entre amis - Acte 3

L'on m'appelle au téléphone. C'est Elle. Elle. Elle me demande pourquoi je ne l'ai pas appelé. J'invente. M'en veux tu pour vendredi soir ? me demande t Elle. Non, lui dis je. Elle me propose de passer me voir. Je lui demande de m'appeler quand elle arrive pour que l'on ira boire un verre dehors.

L'on sonne à ma porte. C'est Elle. Je lui propose que nous descendions de suite boire un verre, que je puisse fuir ce chez moi antre en devenir de ma propre perte.J'ai besoin d'aller aux toilettes et de me reposer un peu, la côte jusqu'à chez toi est épuisante, me dit Elle. Je faibli, je cède. Elle rentre. Elle s'absente puis s'assied pour se reposer. Je lui propose que l'on sorte. Il fait trop chaud me dit Elle. Nous discutons. Elle se rapproche. Elle pleure. J'essaie de la réconforter. Elle me dit qu'Elle n'en peut plus des autres, de penser pour les autres, de se nier pour les autres. Elle me dit qu'elle veut s'exprimer, qu'elle veut se laisser aller. Elle dit qu'elle a envie de moi, qu'elle m'aime. Je lui dis qu'elle a un mari qu'elle a un fils, qu'elle ne peut pas faire comme si ils n'existaient pas. Elle me rétorque qu'elle s'en fout, qu'elle ne veut pas savoir, qu'elle veut s'exprimer, qu'elle veut m'aimer. Je lui dis que si elle m'aime elle ne peut se foutre de mon avis, qu'elle doit respecter mon refus. Elle s'en fiche, Elle veut prendre ce qu'Elle veut, ce qu'Elle désire coute que coute.

Et moi ? je disparais dans un sanglot, quand nos bouches se rencontrent.

Je reviens à moi lorsque ses griffes me déchirent mon dos. J'ai mal. Elle cesse de m'embrasser, pour jouer avec mon corps. Mes larmes coulent et Elle ne se rend compte de rien. Elle a sa tête sur ma cuisse gauche, un rayon de soleil passant au travers des volets clos inonde son visage. Elle rit, je ne comprends rien à ce qu'Elle raconte. Elle veut plus, Elle me veut moi, Elle veut profiter de moi. Je lui exprime mon refus, elle n'en a que faire. Je suis perdue, j'abdique ne voyant d'autre issu. Elle jouit tandis que je sanglote. Elle semble heureuse, ne se doute Elle de rien ?

Elle se rhabille, j'ai besoin d'être seule. Elle me propose de sortir, je lui que je me sens mal, que j'ai besoin de m'isoler. Je la raccompagne, à la porte. Elle me dit qu'Elle m'aime qu'Elle a aimé. Je n'arrive qu'à lui dire " J'espère que cela te fera un bon souvenir, pour moi, cela n'en sera pas ". Elle se détourne.

Je referme la porte, et cette souffrance familière, cette salissure déjà connue m'enlace de ses bras. J'ai besoin de me laver, de boire, de me vider, de me rincer ...

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