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les problèmes de mictions et de constipations sont presque réglés … cela n’avait aucun rapport avec la constipation mais est lié à un problème musculaire. Coté IRM, tout va bien. Coté électroencéphalogramme, ce n’est pas la joie puisque j’ai un tracé complétement erratique. Je vais mieux petit à petit mais le “bruit de fond” douloureux dans la tête a augmenté. J’ai fait quelques crises assez vilaines. Au final, je suis épuisée.

depuis mardi, j’ai du retourner jeudi à l’hopital où l’on m’a refait un scanner cérébral et cervical et différents examens. Rien de visible au scanner et les examens neurologiques sont bons. On a trouvé une entorse cervicale. Samedi, n’allant pas mieux et ayant toujours des difficultés pour uriner, j’ai rappeler SOS Médecin pour savoir quoi faire. Le médecin pense que le problème de miction est lié à de la constipation. J’ai mal toujours mal à la tête et au cou. Cette nuit, j’ai eu des spasmes par vague au point que cela devenait angoissant. Je ne dors toujours quasiment pas ou plus exactement, je m’endors pour me réveiller en sursaut peu de temps après en état de panique avec des vagues souvenirs d’un rêve violent. Par moment, j’ai du mal à manger et à boire. Je suis toujours constipée et j’ai toujours des problèmes de mictions. En gros, c’est la fête ! ( je passerai sous silence le silence assourdissant de ma famille bien pensante qui s’inquiète pour les autres )

Mercredi, migraine & préparation pour l’examen du lendemain. Jeudi, examen sous anesthésie générale ; RAS – tout va bien. Jeudi migraines & AVF en salle de réveil. Vendredi, migraines. Samedi, migraines. Dimanche, migraines.

Ce soir à 23h19, j’ai reçu un mail disant en substance {{bonsoir, quel est ton numéro de fixe ? merci ! ta tante}} Je lui envoie la dite information à 23h27 puis, prise d’un doute, j’appelle immédiatement. Il y a 13 ans, j’enterrais mon père. Il y a 3,5 ans, j’enterrais ma petite soeur. Cela fait 3 ans que je suis handicapée et que je bouffe des morphinoïdes très très régulièrement. Aujourd’hui, ma grand-mère est à l’hopital et a subi une intervention chirurgicale où le diagnostic vital est engagé même si elle avait été dans des conditions idéales. Donc à 23h30, quand ma tante en charge des bilans médicaux me demande mon numéro de fixe par mail, ce n’est pas pour taper la causette. C’est à priori pour faire des économies sur ce qui pourrait etre un appel coûteux, et la seule hypothèse plausible pour moi fut “”il y a un problème sérieux mais pas suffisament pour me réveiller mais néanmoins sérieux””. Donc ma tante décroche * c’est à cette heure que tu appelles ? * tu viens de m’envoyer un mail pour me demander mon numero de fixe, il me semblait … * mais tu as vu l’heure ? * heu … ho ! pardon ! j’avais oublié papy ! Ou plutôt, je ne pensais pas que l’on puisse m’écrire un mail aussi sibyllin à 23h19 sans qu’il n’y ait un caractère d’urgence compte tenu des circonstances. L’on voit bien la différence entre une tante qui n’a jamais enterré une personne de son cercle familial direct ( époux/parents/enfants/soeurs ) et une personne qui a une certaine expertise en la matière. Donc, c’était pour m’engueuler parce qu’elle a lu de la correspondance destinée à ma grand-mère et qu’elle a mésinterprété mon propos et négligé toute application du principe de simplicité, du principe de cohérence & co … tout le mail était parfait sauf un paragraphe au milieu où pour elle, je me comportais comme la dernière des ordures. Petit détail, ce soir à 21h, j’ai pris mon premier lot d’analgésique, puis vers 22h30, mon deuxième lot à savoir morphine … le petit détail est encombrant puisque j’ai une bonne migraine. Donc, j’ai essayé de rassurer. Elle, voulait me rappeler demain car elle n’avait pas le temps. à 23h37 entamée je lui ai demandé 1min de parole continue ( jusqu’au passage à 39 ) pour qu’elle comprenne mon propos. Elle n’a rien compris et est persuadé que j’ai pris plusieurs minutes … sauf qu’effectivement à 39 nous nous sommes dit au revoir. Et j’ai posée mes oreillettes, l’heure passait à 23h40. Douleurs, migraines et énervements ne font pas bon ménage. J’essaie de me reposer. Rien à faire, agitation, battements violents dans ma tête: le classique, rien d’original. Un profond sentiment d’injustice m’habite puisque je suis ignorée ( et mon handicap avec ) par ma propre famille et cette tante me fait un procès d’intention pour un paragraphe. Puis à minuit passé, je me remets sur mon ordi. Et je découvre un mail tout frais me donnant le point santé à 18h : {{Toujours sous sonde gastrique. arret de la morphine, car le chir pense que ce n’est pas indiquée}} suivi de ce qui semble etre une opinion de la rédactrice {{sans doute par rapport au fait que la morphine constipe}} . Et là, la vérité m’est apparue : c’est la première fois que cette tante est confrontée à la mort imminente dans son cercle familial direct. Je peux entendre que l’ensemble de ma famille n’est rien à faire sur le fait que sur les 3 dernière années, je dois cumuler largement plus de 1 an de défonce à la morphine et plusieurs séjours à l’hopital, mais fondamentalement, je trouve cela injuste comme attitude. Mais les sentiments que j’éprouvais se sont évanouis à la lecture de l’opinion de la rédactrice. ma grand mère est sous sonde gastrique, cela signifie qu’elle a une alimentation composée uniquement d’aliments liquide ne produisant aucun résidu donc aucune matière fécale. Donc comment la morphine peut elle constiper une personne qui a les intestins vides ? C’est ignorer un détail essentiel : la morphine est un dépresseur cardiaque et respiratoire. Donc le choix de retirer la pompe à morphine est un choix logique quand le rythme cardiaque, la tension et l’oxygénation du corps est en baisse. En gros, quand la morphine tue plus qu’elle n’apaise. J’éprouve de la compassion pour cette tante, et je ne sais comment lui dire que la seule chose qu’elle puisse faire de cohérent serait d’aller faire un gros calin à sa mère, lui dire qu’elle l’aime, lui dire qu’elle lui pardonne et enfin lui demander pardon. En gros, faire ses adieux. J’espère me tromper … j’espère que ce n’est que ma propre douleur qui me fait projeter un diagnostic aussi funeste … mais j’ai du mal à y croire. EDIT vendredi soir : il semblerait que l’on ait retiré la sonde gastrique aujourd’hui et qu’elle arrive à parler un peu. Pour ce qui est de la constipation, je reste avec un tres gros doute.

Chaque jour, qui passe me ronge un peu plus. Je ne leur parle plus ni à Elle ni à son conjoint et ami à qui je ne sais comment dire le choses. L’on sonne à mon téléphone. C’est mon amie. Elle ne se souvient de notre conversation de la veille au soir mais se souvient que nous avons discuté. Ce fut une conversation étrange. J’essaie de minimiser la teneur de la discussion. Sa mémoire revient, elle m’accuse de mentir. J’essaie de la rassurer, elle ne comprend pas mon attitude. Elle ne comprend pas pourquoi j’ai délibérément feint ne pas me souvenir de ce qu’elle avait parlé dans son demi-sommeil et sous l’emprise de somnifère. Elle me le reproche. L’on sonne à ma porte. Mon amie est là. Nous nous retrouvons. J’arrive enfin à toucher son corps. Nous nous aimons. Je m’effondre doucement mais sûrement. Au bout d’un moment, je me sens capable de livrer, de me délivrer de ce poids. Oh ! terrible erreur que de croire que l’on peut parler de cela sans un encadrement adéquat ! Mon amie est hors d’elle même. Elle m’accuse de l’avoir voulue, de l’avoir désirée. Elle me reproche ma lâcheté de ne pouvoir assumer mes choix. Elle me condamne pour mes mensonges, mes duperies, ma trahison. Elle pose un ultimatum : si tu veux que je reste, alors, raconte à celui que tu considère comme ton ami ce qu’il s’est passé. Je lui explique que c’est condamné cette amitié, que c’est me donner un choix impossible. Elle insiste. Je cède. Nous sommes déjà le matin. Je prend mon téléphone et j’appelle mon ami. Il décroche, je lui parle. Il encaisse la nouvelle tant bien que mal et me dit qu’il me rappellera. Des mois se sont écoulées. Plusieurs années se sont passée depuis ces évènements. Mon ami ne m’a jamais rappelé, n’a jamais répondu à mes mails. Mon amie m’a quittée plusieurs mois après cet évènement m’accusant de tous ses maux. Et je reste hantée par mes souvenirs et mes plaies.